Angélique - 1995

Sculpture : Peau de porc tatouée, 150 x 120 cm

Sans être explicite et sans vouloir porter de jugement, Wim Delvoye remet en question d’une manière frappante et critique les aspects de l’art et de la société contemporaine. Il donne une interprétation neuve à des objets banals, qui se voient ainsi attribuer un rôle différent : ils deviennent des objets originaux qui génèrent à leur tour de nouvelles significations. Il crée ainsi une interaction entre l’art d’avant-garde et la culture de masse, les choses élevées et basses, le poétique et le prosaïque. Son œuvre est très diversifiée : il peint des motifs de Delft sur des bouteilles de gaz, fabrique une bétonnière en bois, une machine à merde, etc. L’un de ses projets les plus commentés est le tatouage de porcs. Delvoye expose des cochons vivants tatoués et les vend mais le propriétaire ne reçoit la peau qu’après la mort de l’animal. Les porcs sont très bien traités étant donné que le tatouage en fait des œuvres d’art.

Wim Delvoye

°1965

L’œuvre de Delvoye s’inscrit dans la tendance internationale des années 1980, qui recherche des modes d’expression pour le grand public d’aujourd’hui. L’avant-garde est à l’affût de nouvelles possibilités pour répondre à l’imagination et aux souhaits de la société de consommation ainsi que de moyens susceptibles de refléter et d’éclairer la réalité moderne dans toute sa complexité. Dans cette optique, l’objet ménager banal prend un rôle central. L’art de Delvoye n’est pas créé dans la tour d’ivoire de l’atelier mais naît de la confrontation avec la réalité quotidienne. Son œuvre a des facettes multiples. Pour l’exécution, il fait appel à des spécialistes qui le guident à travers des techniques et des matériaux comme la vidéo, la sculpture sur bois, le vitrail, la céramique, la porcelaine et le tatouage.

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