Golfbreker met paal - 1907

Craie, crayon et aquarelle sur papier,

Les dessins réalisés par Spilliaert de 1900 à 1910 ont un caractère fortement symboliste. Toutefois, contrairement aux autres symbolistes, il ne cherche pas son inspiration dans les mythes et les légendes. Il erre souvent la nuit à Ostende et les impressions de ces promenades solitaires se retrouvent dans des vues oppressantes de la plage, de la mer, de la digue et du casino avec sa colonnade. Le brise-lames est typique de cette période. L’espace, les formes et la matière sont réduits à leur essence. L’œuvre exprime une angoisse existentielle, un sentiment de solitude et le sens du mystère propre aux symbolistes.

Léon Spilliaert

1881-1946

Léon Spilliaert étudie brièvement à l’académie de Bruges mais est en fait un autodidacte. Comme un autre Ostendais, James Ensor, de vingt ans son aîné, c’est dans sa ville natale qu’il trouve l’inspiration pour son art visionnaire. Pendant ses dix années les plus fructueuses, il est mu par une inquiétude intérieure. Il transpose la réalité ostendaise en images hallucinantes, qui s’apparentent fort au symbolisme. Son mariage en 1916, son déménagement à Bruxelles et la naissance de sa fille lui apportent la sérénité. Son art devient de plus en plus libre. Son imagination est particulièrement sensible aux arbres et aux paysages marins, qui forment les thèmes centraux de son œuvre. Malgré deux grandes expositions à Bruxelles (1929 et 1946), il n’accède à la notoriété internationale qu’après sa mort.

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