La Grande Africaine - 1957

Bronze, 170 cm

En 1957, Georges Grard séjourne au Congo belge. Il y trouve l’inspiration pour plusieurs statues, notamment La Grande Africaine. La jeune femme, représentée grandeur nature, est détendue et calme, mains croisées, consciente d’elle-même et digne, dans une attitude très droite. Le pied gauche, légèrement écarté donne un caractère de spontanéité, de simplicité et de jeunesse au personnage. Grard a une préférence pour le nu féminin. Il accentue le volume des formes pleines et rondes, et leur donne un aspect monumental dans leur stricte simplicité. Georges Grard sculpte dans l’esprit de l’animisme, un art intime et tempéré.

Georges Grard

1901-1984

Georges Grard étudie la sculpture à l’académie de Tournai, sa ville natale. Toute son œuvre est consacrée au nu féminin. Il commence par travailler la pierre et le bois avant de se tourner vers le bronze. Dans les années 1930, la Belgique, comme toute l’Europe, est confrontée à une crise financière et sociale qui se répercute sur la vie culturelle. La tension des années 1920, avec les innovations artistiques, sociales et intellectuelles, s’affaiblit. Il s’ensuit un retour à l’humain, à un art intime et modéré que l’on nomme l’animisme. Grard sculpte dans cet esprit en évitant toute explosion expressive dans ses nus. Son classicisme s’apparente à celui de Maillol et Renoir et se caractérise par la simplicité et une approche non complexe de l’existence.

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