L'aube sur la ville - 1940

Huile sur toile, 175 x 200 cm

Dans l’atmosphère irréelle d’une cité antique, sous un ciel nocturne, trois femmes nues tentent de séduire un jeune homme fluet, qui se détourne et fait un geste de refus. D’autres femmes nues ou à demi-nues jouent à l’intérieur et autour de bâtiments classiques qui forment le décor. Le jeune homme distant est Paul Delvaux lui-même. Il s’est souvent représenté sous cet aspect dans des tableaux dont le thème est la relation problématique entre les sexes. L’aube sur la ville comporte un second autoportrait : au milieu de la toile, le peintre est entièrement habillé, la palette et le pinceau à la main, comme s’il avait pénétré dans son propre rêve.

Paul Delvaux

1897-1994

Paul Delvaux, né dans une famille bourgeoise aisée, suit les cours de l’académie de Bruxelles et commence à peindre dans un style post-impressionniste et expressionniste. Une visite au musée Spitzner en 1932, à proprement parler une exposition itinérante de foire sur les dangers de la promiscuité sexuelle, le marque fortement. En 1934, à l’exposition internationale surréaliste Minotaure à Bruxelles, il voit des tableaux de de Chirico, Magritte, Dalí et Ernst. Cette confrontation déclenche une révolution décisive dans son œuvre. Il adopte le style des surréalistes mais développe rapidement son propre langage pictural. Il crée dans ses tableaux un monde mystérieux peuplé de bâtiments classiques, de gares et de trains, de femmes nues et même de squelettes au premier plan et de paysages irréels pour le décor. La force poétique de son œuvre provient des associations étranges et de l’atmosphère onirique.

Plus d'oeuvres

Er is iets fout gegaan. Gelieve opnieuw te proberen.