Les exilés - 1919

Huile sur toile, 196 x 153 cm

Déraciné et réfugié, c’est aux Pays-Bas que Van den Berghe découvre l’expressionnisme. Dans Les exilés, la quête d’expression personnelle et de la démarche artistique moderne sont matérialisées par la réduction des formes, la force des visages et le choix des couleurs. Durant les années d’exil, Van den Berghe et ses compatriotes flamands sont liés par de forts liens de solidarité. Ils se soutiennent et s’épaulent en restant fiers et déterminés à résister. L’on aperçoit le poète René De Clercq, le professeur Arthur Claus à gauche et le docteur Victor De Knop agenouillé à droite. À l’extrême gauche, Van den Berghe lui-même est représenté. Les divers éléments urbains et paysagers qui les entourent constituent un décor géométrique semblant symboliser l’errance vécue par Van den Berghe.

Source : De Smet Johan, Devillez Virginie, Pauwels Peter J.H. (2013), Maîtres de l’expressionnisme dans la collection Belfius, Belfius Banque. p. 23-26.

Frits Van den Berghe

1883-1939

Frits Van den Berghe étudie à l’académie de Gand et débute par des portraits et des paysages impressionnistes. En 1914, il séjourne aux États-Unis, où il entre en contact avec l’avant-garde internationale. Il est de retour en Europe au moment où éclate la guerre 1914-1918. Il se réfugie aux Pays-Bas, où il habite avec Gustave De Smet, qui devient son meilleur ami. Il y découvre l’expressionnisme allemand et le cubisme. Ses œuvres durant cette période évoluent vers un langage proche de ces deux styles. En 1922, il revient en Belgique avec De Smet. Ils restent un bref moment à Ostende, dans le quartier de Permeke, avant de s’établir à Bachte-Maria-Leerne, sur la Lys. Van den Berghe passe à un expressionnisme maîtrisé, voire poétique, aux couleurs claires. À partir de 1926, il expérimente des techniques qui le mènent sur la voie du fantastique. Il crée des œuvres très personnelles dans un style qui s’apparente au surréalisme.

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