Marcinelle - 1956

Huile sur toile, 195 x 248 cm

En raison de sa composition soignée et de sa couleur retenue, Marcinelle est une œuvre très belle et intense. Elle se développe d’un bord à l’autre sans noyau. L’artiste introduit ainsi l’élément de temps dans la peinture. Il invite le spectateur à s’arrêter et à contempler le tableau. Pendant les années 1950 et 1960, l’art belge a connu un vaste mouvement d’abstraction, qu’elle soit lyrique et informelle ou géométrique. Luc Peire, qui, au début des années 1950, a épuré les silhouettes élancées des femmes katangaises jusqu’à en faire des formes abstraites, insuffle de plus en plus sa sensibilité à ses créations. Son évolution artistique est un processus d’intériorisation dans lequel le personnage humain est stylisé jusqu’à en devenir un être spirituel et à s’abstraire en un mouvement vertical.

Luc Peire

1916-1994

Au départ, Luc Peire peint des portraits, des natures mortes et des paysages post-expressionnistes assez sombres sous l’influence de Constant Permeke. Des voyages en Italie, en Espagne, au Maroc et surtout au Congo belge (1952) marquent un tournant décisif dans son œuvre. Ses compositions deviennent schématiques et évoluent vers un verticalisme non figuratif dans lequel des faisceaux de lignes s’épaississent et s’élargissent sur un arrière-plan et dans une harmonie de violents contrastes de couleurs. À partir de 1966, il réalise des environnements, de petites pièces où les miroirs sur le sol et au plafond reflètent les quatre murs décorés de lignes verticales et créent une illusion de profondeur insondable et de flottement du sol. En 1980, il crée des colonnes lumineuses d’intérieur, en verre acrylique avec un même jeu de lignes. Il cherche à intégrer l’œuvre d’art dans l’architecture par des compositions abstraites où le verticalisme, le rythme, le force de la couleur, la lumière et l’espace prédominent.

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