Sans titre dit Grande bataille - 1975

Dessin, encre de Chine sur papier, 85 x 150 cm

Usant de nombreuses techniques, Henri Michaux préfère l’aquarelle et l’encre de Chine, dont il aime la liquidité sur le papier. Les encres, aux rythmes effrénés, sont parmi ses pièces les plus fascinantes. La multitude des taches et des giclures semble donner corps à une foule de petits personnages entraînés dans une folle cavalcade. Par la liberté du geste, l’artiste évoque le subconscient et l’invisible. Son œuvre singulière et inclassable, de caractère universel, occupe une place primordiale dans l’art contemporain.

Henri Michaux

1899-1984

Après une jeunesse mouvementée à Namur et à Bruxelles, Henri Michaux débarque à Paris en 1924, l’année où André Breton publie son Manifeste du surréalisme. Le poète Michaux découvre le surréalisme, Max Ernst, Paul Klee et Giorgio de Chirico. Ce n’est qu’en 1937 qu’il s’engage dans la double aventure picturale et poétique. Ses récits de voyages imaginaires, ses poèmes en prose et ses fantaisies cruelles, souvent mystiques, décrivent sa vie intérieure. Il explore les profondeurs du moi. Dans sa recherche des paradis artificiels, il s’adonne aux substances hallucinogènes. Il essaie également d’exprimer son monde intérieur dans des peintures, surtout à l’encre de Chine. Ce que Michaux veut peindre – et ce qu’il décrit dans ses textes – ce sont « les effluves qui circulent entre les personnages ».

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