V.I.N.C.E.N.T - 1987

Photographie et peinture acrylique sur bois, 62,5 x 166 x 5 cm

V.I.N.C.E.N.T est un extrait photographique de la sculpture vidéo Les Larmes d’Acier que Marie-Jo Lafontaine a présentée en 1987 à la Documenta de Cassel. Le visage en gros plan, légèrement incliné, de Vincent et la courbure de ses épaules qui indique que les bras sont tendus vers le haut, font penser à la crucifixion du Christ ou au martyre d’un saint. La position de l’image au centre du triptyque, un large panneau de bois, accentue encore cette association. Le visage exprime une douleur ou un plaisir intense, ou peut-être les deux. L’artiste est fascinée par la thématique de l’antagonisme freudien Éros-Thanatos. L’image réunit des expériences humaines contradictoires comme le désir, la souffrance, la jouissance et la douleur de la mort. Dans des images soigneusement choisies, Marie-Jo Lafontaine explore la dualité de la culture occidentale, dans laquelle la souffrance et le plaisir, la force et l’oppression, la beauté et l’horreur, l’homme et la machine se côtoient inéluctablement.

Marie-Jo Lafontaine

°1950

Très tôt dans sa carrière, en 1977, Marie-Jo Lafontaine reçoit le prestigieux prix de la jeune peinture belge. À l’époque, elle réalise surtout des sculptures et des tapisseries, des structures murales monochromes en épais tissu noir avec un impact monumental. En 1979, elle se tourne vers la vidéo pour exprimer ses impressions sur les relations humaines et les rapports de forces qu’elles induisent. Dans ses images vidéo, qu’elle présente via des installations avec moniteurs, elle évoque souvent des associations primaires, comme les impulsions entre les mouvements des machines et du corps. La nuance érotique sous-jacente donne à son œuvre une connotation pathétique et voyeuriste.

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